J'retrouve un vieux papier chiffoné, mémoire de mes sales heures. .
Il est 4h du mat', maison dort, sauf moi. J'ère à ma fenêtre comme une ombre perdue, seul le souffle glacé de la nuit me rappelle que je suis bien vivante. La nuit sombre comme ses yeux exulte les histoires les plus effrayantes que j'ai pu entendre. L'air froid rentre dans mes poumons fatigués, j'suis essoufflée. Je ne me reconnais plus à vrai dire, je me force à être une autre, ou plutôt, à ne pas être cette salope insensible et froide que je m'étais juré de rester, j'ai essuyé des peines et je m'en suis sortie vivante et inerte à la foi. Je perds pied, je perds le contrôle et j'ai peur de perdre beaucoup plus gros que tout ça. Je regrette certains mots et tout ces maux, le venin de mon esprit torturé. Je crois que toute ma vie j'ai cherché la complexité la où il y en avait point. C'est cette pauvre fille perdue qui aime l'amour des mouches et manger des cerises cuites au barbecue avec des griffe de chat rose plantées dans le dos des abeilles hurlantes de sa vie terriblement triste.
<< Oublier le temps des malentendus, et le temps perdu à savoir comment, oublier ces heures qui tuaient parfois, à coup de pourquoi, le coeur du bonheur.>>